15.10.2007

Tests ADN

Sondage : 56% des Français favorables aux test ADN

Le 15 / 10 2007

Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI, les trois quarts d’entre-eux estiment que le projet de loi Hortefeux est “une bonne chose” pour “favoriser la lutte contre l’immigration clandestine”.

Plus d’un Français sur deux est favorable à l’introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le Figaro et LCI, publié vendredi 12 octobre.
A la question “êtes-vous favorable ou opposé” au fait de “faire passer un test génétique pour s’assurer de la filiation des enfants et lutter contre la fraude dans le cadre du regroupement familial”, 56% des sondés répondent qu’ils sont favorables, contre 44% qui y sont opposés.

“Une bonne chose”

Plus généralement, les trois quarts des personnes interrogées pensent que le projet de loi de Brice Hortefeux sur l’immigration est “une bonne chose” pour “favoriser la lutte contre l’immigration clandestine” et 73% pensent qu’il permettra de lutter “contre le travail clandestin”.
Seuls 57% des sondés estiment que le projet de loi favorisera “l’intégration des étrangers en France”.
Selon ce sondage, plus des deux tiers des Français (69%) sont favorables à ce que soit fixé chaque année “le nombre d’immigrés autorisés à s’installer en France selon leur profession”, et à la limitation du regroupement familial “aux personnes qui maîtrisent déjà le français (67%). Pour 64% des personnes interrogées, seuls les étrangers “qui ont un revenu équivalent ou supérieur au SMIC” devraient pouvoir prétendre au regroupement familial.

Sondage réalisé les 10 et 11 octobre 2007 auprès d’un échantillon de 1.078 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et par Web interview.

(Source: Nouvel Observateur)

11.10.2007

Attaque à la grenade à Pantin

La vie quotidienne en Seine Saint Denis: Deux blessés dans l’explosion d’une grenade à Pantin

Le 11 / 10 / 2007

Une grenade a été jetée sur un immeuble de la cité des Courtillières à Pantin, lundi soir. L’explosion de l’engin, à hauteur du hall n o 36, a fait deux blessés : un jeune Parisien de 26 ans et une femme de 53 ans, qui regagnait son appartement dans le quartier - une troisième personne pourrait avoir été blessée, mais elle ne s’est pas manifestée. L’homme et la femme étaient hier encore à l’hôpital Avicenne de Bobigny.

Le jeune homme a fait un passage en salle d’opération pour des blessures multiples, mais sa vie n’était pas en danger.

Rivalités sur fond de trafic de stupéfiants

Le service départemental de la police judiciaire a été chargé d’élucider cette agression, que certains connaisseurs du quartier relient à des rivalités sur fond de trafic de stupéfiants. « Le 36 est un spot de vente de drogue », confirme un familier des lieux.

Des plombs de 7 mm ont été retrouvés sur place. Selon une source proche de l’enquête, l’engin utilisé lundi soir serait une grenade défensive provenant d’Europe de l’Est. En explosant, elle libère des petits plombs qui volent comme des billes.

Aucune description de celui ou ceux qui auraient jeté cette grenade n’a été fournie. Le jeune blessé, selon les enquêteurs, pourrait être un acheteur de drogue.

Hier, les abords du 36, parc des Courtillières semblaient avoir retrouvé leur rythme quotidien. Ce hall doit faire l’objet d’une rénovation dans l’année qui vient, comme le rappelle Bertrand Kern, le maire socialiste de Pantin. « La rénovation urbaine peut déranger certaines personnes qui ont des activités illicites, mais elle continuera quand même », insiste l’élu. La rénovation complète des appartements passe par le relogement des locataires en titre, le temps des travaux.

(Source: Le Parisien)

10.10.2007

Témopin aux assises, il est menacé de mort !

Témoin aux assises, il est menacé de mort…

Le 10 / 10 / 2007

Ou ce qu’il en côûte de braver la loi du silence imposée par la racaille…

«J’ai mis ma vie en danger pour aider la justice. Et aujourd’hui, je me retrouve seul, sans aide, comme un SDF. Il faut que je me cache. Quand je suis dans la rue, je regarde sans cesse derrière moi car je sais qu’on peut m’abattre à tout moment. » Amor Kaak, un Tunisien de 37 ans, affirme être un homme traqué, abandonné de tous. Le 13 janvier 2003, Saad Lamiri, 27 ans, un jeune de Fontaine (Isère), ville de la banlieue de Grenoble, est abattu en pleine rue. Amor Kaak, alors gérant d’un snack de la localité, se souvient d’avoir surpris une discussion entre jeunes dans son établissement. Il était question d’une expédition punitive contre Lamiri. « Lorsque j’ai appris ce meurtre, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de citoyen d’aller trouver la police, car une famille avait perdu un être cher. Je ne pouvais pas me taire », confie Amor Kaak. C’est alors que le cauchemar commence. « Je savais que je risquais gros, les jeunes de Fontaine que j’ai dénoncés étant de véritables caïds. Mais les policiers et les magistrats m’ont dit lors de l’instruction qu’il allait falloir, pour que mon témoignage soit plus crédible, que je témoigne à visage découvert. Sans cacher mon identité comme j’aurais pu le faire. J’ai décidé d’assumer cette situation. » Amor Kaak va vivre alors comme un véritable fugitif. « J’ai dû quitter la région grenobloise, aller me cacher en France, en Tunisie. Je n’avais plus de revenus. J’ai dormi sous les ponts, dans ma voiture. Je me suis réfugié de longs mois dans un couvent. Je savais que je me trouvais en danger de mort permanent. Des amis m’ont en effet dit que j’étais recherché. Que l’on voulait me faire la peau. Je ne peux même pas chercher du travail. J’ai trop peur de donner mon identité et qu’on me retrouve. Ma femme m’a quitté. J’ai perdu ma boutique. Je suis criblé de dettes. Ma vie a été détruite par toute cette affaire. J’ai même pensé au suicide. Quand j’ai appelé la juge qui s’occupait du dossier, elle m’a dit qu’elle ne pouvait rien faire pour moi. J’ai tenté plusieurs fois de joindre le procureur de Grenoble. Il ne m’a jamais rappelé. » En janvier 2007, les cinq jeunes qu’avait dénoncés Amor Kaak ont été acquittés devant les assises de l’Isère, faute de preuves.

Son avocat attaque

Depuis, une série de règlements de comptes sanglants entre jeunes de Fontaine a fait six morts. « C’est la preuve qu’ils ne plaisantent pas et que je suis devenu une véritable cible pour eux. Je lance un appel au président Sarkozy. Je suis une victime dans cette affaire. Il faut qu’il m’aide. C’est parce que je croyais aux valeurs de la République que je me retrouve aujourd’hui traqué, rejeté. Si on veut lutter contre la délinquance et qu’on traite les témoins, les citoyens honnêtes, comme on m’a traité moi, on n’arrivera jamais à rien. » M e Chambon, l’avocat d’Amor Kaak, a décidé de saisir la garde des Sceaux : « Je vais également attaquer l’Etat français devant le tribunal administratif de Grenoble. Il faut dénoncer l’abandon de ce témoin par la justice. Démontrer qu’en France la loi ne prévoit pas de protéger et d’aider les témoins qui parlent à visage découvert, comme cela se fait aux Etats-Unis. » Malgré sa rancoeur, Amor Kaak a décidé d’aller jusqu’au bout : « Oui, j’irai témoigner une nouvelle fois lors du procès en appel qui se tiendra en 2008. Mais je sais que mon futur s’annonce très noir. Je suis en sursis. Ma vie ne tient qu’à un fil. J’attends la mort. C’est pour cela qu’aujourd’hui je témoigne à visage découvert. »

(Source: Aujourd’hui en France)

09.10.2007

Violences aux urgences

Deux bandes rivales viennent en découdre aux urgences

Le 8 / 10 / 2007

Hier, la préfecture de l’Oise a annulé une rencontre de basket qui devait opposer une équipe de Montataire aux Creillois. « Il y avait un risque de trouble à l’ordre public », précise le commissariat. Une conséquence directe des violences urbaines qui ont agité le Plateau-Rouher dans la nuit de vendredi à samedi.

Un pic a été atteint à l’hôpital, où deux bandes rivales ont voulu en découdre.

« L’hôpital n’est plus un sanctuaire. Lorsqu’on veut atteindre quelqu’un, on va le chercher où il se trouve, analyse Jean-Claude Villemain, premier adjoint à la ville de Creil. On est toujours sur le fil du rasoir et on assiste à un repli sur soi des bandes. Ce qui est grave. » Toujours tabou, le mot de « bande » est enfin lâché. Car ce sont bien deux quartiers rivaux qui se sont affrontés vendredi soir, jusque dans les urgences de l’hôpital Laennec. La tension montait depuis trois semaines. Depuis des échanges de coups à la sortie du lycée Malraux à Montataire. « D’un côté il y a les renois (NDLR : les Noirs) du quartier de la Martinique, de l’autre les Maghrébins des Martinets et de Chicago, explique un jeune Montatairien. Jamais un gars de Montataire ne viendra sur le Plateau. S’ils veulent aller à Creil, ils restent à la gare où la police tourne. » Pourtant, vendredi soir, les deux bandes se sont croisées à l’hôpital Laennec, situé au coeur du Plateau-Rouher. Un jeune de Montataire venait d’être admis aux urgences.

Les gendarmes en renfort

Dans l’après-midi, devant le lycée de Chantilly, il avait été grièvement blessé au bras par des Creillois. Egalement hospitalisée, une jeune Creilloise, totalement étrangère à ces règlements de compte. Elle avait pris un mauvais coup vers 19 heures à la gare de Creil, alors qu’un différend opposait, à nouveau, Creillois et Montatairiens. Les choses ont commencé à dégénérer vers 19 h 30. Le lycéen blessé attend d’être examiné aux urgences. Pas très rassuré, « il a téléphoné à ses copains pour qu’ils viennent le défendre en cas de coup dur », raconte un témoin. Une trentaine d’individus « très jeunes, 16-17 ans », déboulent à l’hôpital.

Ils sont vite repérés par les Creillois qui, à leur tour, s’agglutinent dans la salle d’attente des urgences et aux abords de l’hôpital. Au total, « ils étaient une centaine de personnes », dira le commissariat de Creil. La police décide alors de faire appel à des renforts de gendarmes mobiles vers 22 heures. Les rixes se déplacent sur le parking. La situation ne rentrera dans le calme qu’à 1 h 30 le matin. Malgré la confusion, les policiers creillois réussissent à protéger les urgences. Personne n’entrera dans les salles d’examen. Aucun soignant ne sera blessé.

Tout en contenant la foule, les fonctionnaires de police commencent à inspecter les abords. Dans les voitures, ils découvrent un fusil à canon scié et des cartouches, des barres de fer. Sur le parking, les services de sécurité ramasseront une dizaine de chaînes de vélo. Devant l’entrée de l’établissement, la cabine téléphonique ne résistera pas aux assauts. Un homme de 22 ans sera arrêté et placé sous contrôle judiciaire.

La direction de l’hôpital n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.

(Source : Le Parisien)

Les victimes de tournantes et leurs familles menacées

Barbarie en banlieue : les victimes de « tournantes » et leurs familles menacées

08/10/07 – 11h

PARIS (NOVOpress) – Que deviennent les victimes de ces actes barbares que sont les viols collectifs pudiquement appelés « tournantes » une fois retombé le bruyant émoi médiatique ?. L’histoire de l’une d’entre elles, victime il y a un an de ce type d’agression dans les caves de Fontenay sous bois, jette un éclairage particulièrement tragique sur l’état d’abandon et de peur dans lequel elles sont souvent contraintes de vivre.
Aux abois, cette jeune mère de 23 ans s’estime « lâchée ».
La semaine dernière, sa mère a porté plainte au commissariat de Fontenay après avoir été agressée dans son hall d’immeuble avec un objet tranchant. « Maintenant je sais où tu crèches toi et ta s… de fille. Avant le procès on va tous vous n…. Et là ce n’est qu’un avant-goût de ce qui t’attend », lui a dit cet inconnu.

« Juste avant les arrestations, la police m’a dit que je devais partir de chez moi. » L’errance commence. C’est d’abord l’association Ni putes ni soumises qui l’héberge dans un studio des Hauts-de-Seine. « Puis, on m’a dit d’aller près de Grenoble, dans un petit village. » Elle y reste jusqu’en septembre 2006. « Ensuite je suis retournée chez mon père à Fontenay, aux Larris. On était obligé de partir très tôt le matin. Je ne sortais pas pendant des semaines. Des gens ont essayé de rentrer chez nous la nuit. » Elle s’installe alors chez sa belle-mère en région parisienne, puis dans un foyer de jeunes travailleurs. Jusqu’en janvier dernier, quand elle a été reconnue par un ancien des Larris. Nouveau déménagement. Elle vit aujourd’hui quelque part en banlieue parisienne, dans l’angoisse et l’amertume. « Je ne peux pas rester ici. On avait baissé notre garde, mais depuis l’agression de ma mère, je revis dans la peur. Je n’ai plus de nouvelles de personne. J’ai écrit à Sarkozy. Le préfet du Val-de-Marne m’a dit de faire une demande de logement dans une mairie. Cette histoire a été très médiatisée, et puis on nous a oubliées, complètement lâchées. On nous avait promis un appartement, une protection policière et judiciaire, on m’a même dit que je pourrais changer de nom. »

Mais quelle est donc cette société où les victimes d’actes barbares sont obligées, lorsqu’elles osent porter plainte, de fuir ensuite sans fin et de vivre dans la quasi clandestinité pour échapper aux réprésailles des bandes de voyous solidaires de leurs bourreaux ?


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