16.06.2008
Pire que la guerre
16/06/08 – 15h00
VITRY-LE-FRANÇOIS (NOVOpress)
« Pire que la guerre ! », c’est le cri du cœur d’une habitante de Vitry-le-François ayant assisté, depuis la fenêtre de son appartement, à la nuit d’émeutes et de violences qui a ravagé sa ville. Camions incendiés, voitures fracassées à coups de barres de fer, hurlements, déferlement de haine et de violence… la vieille dame se dit, légitimement, « encore toute tremblante ».
Ces exactions ont eu lieu suite au décès d’un « jeune homme » abattu au cours de ce qui ressemble beaucoup à un règlement de compte. Ni les forces de l’ordre ni aucun représentant d’une quelconque institution n’ont eu le moindre rapport avec ce tragique fait-divers, ce qui n’a pas empêché les bandes du quartier de saisir l’occasion pour laisser libre cours à leur soif de violence et de destruction, prouvant bien par là que le soi disant désir de « justice » et le prétendu ressentiment par rapport à une action policière jugée « discriminatoire », arguments avancés par divers gratte-papiers pour justifier les récentes émeutes de Villiers-le-Bel, n’ont rien à voir dans ces récurrentes exactions commises par des voyous qui se servent de n’importe quel prétexte pour en découdre avec un pays qu’ils haïssent.
[cc] Novopress.info, 2008, Dépêche libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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16.05.2008
affrontements à la base de loisirs
Trappes: Affrontements à la base de loisirs
le 11 05 2008
L’interpellation dimanche soir à la base de loisirs d’un motard inconscient a provoqué des échauffourées entre “jeunes” et policiers.
Dix jeunes gens, âgés de 17 à 20 ans, ont été interpellés dimanche soir à la base de loisirs et aux abords du commissariat de Trappes après des affrontements avec les forces de l’ordre. A 21 heures, le responsable de la base prévient la police. Il se plaint d’un jeune homme juché sur une moto de cross, qui fait du rodéo et conduit dangereusement dans la plaine herbeuse.
« On l’a vu passer et repasser tout l’après-midi, se souvient un homme de 60 ans. Il faisait des roues arrière et terrorisait tout le monde avec sa machine. » Ce soir-là, il reste encore des badauds dans le parc qui ferme ses portes à 22 h 30. « Les pelouses étaient noires de monde, raconte un autre promeneur. C’est inconscient de faire de la moto dans ces conditions avec tous les enfants qui courent sans regarder. »
Rapidement, les policiers parviennent à identifier le fauteur de troubles. Ils l’arrêtent et commencent à contrôler son identité. Un groupe d’une dizaine de jeunes gens se rapproche alors des fonctionnaires et les agresse. Les jeunes leur donnent des coups et projettent du gaz lacrymogène. Au cours de la bagarre, le motard parvient à prendre la fuite. Les forces de l’ordre quittent les lieux et appellent du renfort. Dix minutes plus tard, elles sillonnent la base avec deux voitures et reconnaissent le suspect. Mais, alors qu’ils tentent de l’interpeller, les policiers sont pris à partie par une trentaine de jeunes qui leur donnent des coups de pied et de poing. Les hommes de la compagnie départementale d’intervention (CDI) arrivent en renfort et six jeunes sont interpellés et placés en garde à vue.
Vers 21 h 30, une voiture se gare devant le commissariat. Quatre jeunes gens qui se trouvaient à la base de loisirs insultent les policiers dans la cour avant de prendre la fuite. Les fonctionnaires parviennent à les arrêter alors que leur véhicule est pris dans les encombrements. La garde à vue de ces jeunes, tous originaires du quartier du Valibout à Plaisir, a été prolongée de vingt-quatre heures.
(Source: Le Parisien)
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16.04.2008
Inauguration des UTEG
Le 16 04 2008
Ils arrivent. Ils sont caillassés.
Hier a été lancée l’expérimentation des Unités territoriales de quartier (Uteq), la nouvelle police de proximité, dans quatre communes de Seine-Saint-Denis. En fin d’après-midi, une patrouille de l’Uteq Saint-Denis, dans la cité du Franc-Moisin, a été la cible d’une trentaine de jeunes qui leur ont lancé des bouteilles et des pierres. Les policiers ont dû se replier vers leurs véhicules et appeler des renforts…
Réaction du directeur de la sécurité publique : « C’est un bon signe, cela montre que l’on touche à l’endroit qui fait mal et démontre que notre action gêne les délinquants. » Sic.
(Source: http://yvesdaoudal.hautetfort.com/)
10:27 Publié dans Violences urbaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2008
Nouveaux affrontements à Sartrouville
Le 9 avril 2008
Pour la troisième nuit d’affilée, des voyous de la cité des Indes ont affronté les policiers. Les nuits se suivent et se ressemblent à la cité des Indes, entre gaz lacrymogènes et incendies de poubelles.
Dimanche vers 21 heures, une nouvelle poubelle a pris feu avenue de l’Europe. A leur arrivée, les policiers ont été accueillis par une pluie de pierres et même de bouteilles incendiaires. Un véritable guet-apens. Un de plus. Deux fonctionnaires ont été légèrement blessés. Les auteurs de cette énième agression sont une vingtaine de jeunes voyous, dont 5 ont été interpellés.
Les raisons de ces nouvelles violences restent inconnues. Pour certains habitants, la seule motivation des agresseurs serait la volonté de « casser du flic ».
[cc] Novopress.info, 2008, Dépêche libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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04.03.2008
tirs sur la Police
le 04 03 2008
Des jeunes tirent sur la police à la Grande-Borne
Il a fallu deux cents policiers pour quadriller la cité et ramener le calme après les émeutes d’hier. Ce dimanche, à 15 h 15, la cité sensible de la Grande-Borne, à cheval entre Viry-Châtillon et Grigny, s’est embrasée. A l’origine, cinq jeunes encagoulés attaquent la boulangerie du quartier, le Fournil, un lieu emblématique de la cité.
Les délinquants tentent d’y mettre le feu avec de l’essence, en vain, après avoir dit aux vendeuses : « Barrez-vous ! » La virée incendiaire était en fait un piège, comme le confirme un policier, dans lequel est tombée la BAC de Juvisy.
« J’ai de la peine »
Les jeunes braqueurs ont d’abord pris la fuite. Mais sont revenus à quarante… Et là, « ça a été le feu d’artifice », déplore une source policière : caillassage, projectiles, fusil à pompe, armes de poing, battes de base-ball, une vingtaine de cocktails Molotov et plusieurs mortiers artisanaux. Un véhicule a été carbonisé du côté du Méridien, juste en face de la boulangerie. Dans les affrontements, quatre policiers ont été blessés au visage et aux jambes. Hier soir, l’un d’eux était toujours hospitalisé, une cuisse et les bras touchés par des balles de plomb.
Des renforts ont été dépêchés sur place : compagnie départementale d’intervention en tenue de maintien de l’ordre - casque, boucliers, gilet pare-balles -, CRS, gendarmes mobiles et policiers en civil. A 17 h 30, le quartier était bouclé, la route barrée, le service de bus interrompu et les gens du quartier dehors, attristés. « Le Fournil, c’est un symbole pour notre cité, se lamente Mounir, quinquagénaire, habitant la Grande-Borne depuis vingt ans. Ici, on peut acheter cinq baguettes pour 2 €… » « J’ai de la peine, poursuit Khaled, père de famille. Le quartier progresse. Les écoles, les crèches, l’environnement, tout ça c’est mieux… Sauf qu’ils nous ont enlevé notre police de proximité. Il y avait même un petit bureau. A l’heure où l’on parle de sécurité, je me demande où sont partis nos policiers ? »
L’enquête a été confiée à la sûreté départementale. Alliance, le syndicat policier, dénonce un « guet-apens ». Les enquêteurs disposent de peu d’indices. Aucun des braqueurs n’a été interpellé malgré des patrouilles dans le dédale tortueux de cette cité HLM de 3 500 logements. Et il n’y aura pas d’images ni d’empreintes digitales : sur la vidéo de la boulangerie, les agresseurs sont encapuchonnés et gantés.
Hier soir, alors que la nuit tombait sur la cité de la Grande-Borne, un important dispositif policier maintenait la sécurité dans le quartier. « Ça peut repartir. Il faut être vigilant », lâchait un des enquêteurs.
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait part hier soir de son « indignation ». Elle a demandé des « condamnations exemplaires » pour « prévenir toute velléité de réitérer de tels agissements ».
(Source: Le Parisien)
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