16.09.2008
Nuits d'affrontements
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22.08.2008
Essonne : augmentation des violences
Aôut 2008
Alors que la délinquance de voie publique a régressé en juillet dans l’Essonne, le nombre d’actes de violence a grimpé de plus de 20 %.
Les chiffres, rendus publics hier par la préfecture de l’Essonne, sont sans appel. Alors qu’en juillet 2007, le département avait enregistré 794 agressions physiques, on en a comptabilisé 963 en juillet 2008.
Soit une augmentation de près de 21 %. Une hausse qui traduit une radicalisation du comportement des délinquants, qui n’hésitent pas à frapper, à menacer avec une arme ou à asperger de gaz lacrymogène pour dérober une voiture ou un téléphone portable.
« Certains frappent avant de discuter »
« C’est la conséquence directe de la sécurisation croissante des biens, explique-t-on au parquet d’Evry. Les voitures étant de plus en plus souvent équipées de systèmes antidémarrage, les voleurs doivent s’emparer des clés. Il y a quelque temps, ils provoquaient de petits accrochages, pour s’installer au volant des véhicules qu’ils avaient repérés. Maintenant, ils suivent les automobilistes jusqu’au parking d’un restaurant ou d’un supermarché pour les agresser. » Et ils n’hésitent pas à faire preuve de violence, comme en témoignent de nombreux policiers.
« En juillet, des types ont volé une BMW à Corbeil sous la menace d’un flash-ball et de gaz lacrymogène. Il y a quelques jours, une femme enceinte de sept mois a été gazée pour qu’on puisse prendre sa voiture. Certains frappent avant de discuter. »
Des observations qui contrastent avec les statistiques officielles de la « délinquance de proximité », en constante régression depuis plusieurs mois. En juillet dernier, les cambriolages, vols à la tire ou dégradations ont chuté de 5,5 % sur tout l’Essonne (3 010 infractions constatées contre 3 187 en juillet 2007).
« L’été est plutôt plus calme que les précédents, se réjouit-on à la préfecture. Il y a eu moins de caillassages et moins de voitures brûlées que d’habitude. » Un calme tout de même précaire, comme le démontrent les récentes attaques de policiers à Corbeil ou Evry.
Policiers et gendarmes se félicitent également de l’augmentation des affaires résolues. En juillet, le nombre de faits élucidés a ainsi grimpé de 7 %. En même temps, les contrôles inopinés ont permis de relever 60 % d’infractions supplémentaires, notamment en matière d’alcool au volant ou de consommation de drogue. « Les policiers sont sur le terrain, ça se voit », se réjouit la préfecture. Un satisfecit nuancé par les syndicats, qui crient au sous-effectif chronique.
«Il manque 200 policiers en Essonne, soit 10 % des effectifs, pour couvrir correctement le territoire, tempête Claude Carillo, secrétaire départemental d’Alliance. Si on ne nous donne pas de renfort, les chiffres de la délinquance vont devenir très mauvais. »
(Source: Le Parisien)
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15.07.2008
4 juillet 2008
15/07/2008 –17h00
PARIS (NOVOpress) – Selon le ministère de l’Intérieur, cité par l’AFP, 295 véhicules ont été incendiés en France dans la nuit du 14 au 15 juillet. 150 l’ont été en Ile-de-France (chiffres en baisse) et 145 en province (chiffres en hausse). En outre, 98 personnes ont été interpellées au cours de cette même nuit et 58 placées en garde à vue pour toute la France, dont 48 personnes interpellées et 29 placées en garde à vue en Ile-de-France.
En ce qui concerne la nuit du 13 au 14 juillet, sur les 297 véhicules incendiés en France, la majorité - 211 - l’ont été en Ile-de-France. 121 personnes ont été interpellées au niveau national, dont 102 en Ile-de-France, et 72 placées en garde à vue, dont 52 en Ile-de-France.
Les incendies de voitures constatés lors des nuits du 13 au 14 juillet et du 14 au 15 juillet « constituent un pic » lié au 14 juillet, selon le ministère de l’Intérieur. Les propriétaires des véhicules incendiés seront heureux de l’apprendre.
[cc] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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29.06.2008
communautarisme
28/06/2008 – 20h00
PARIS (NOVOpress) – Il y a une semaine, lors d’affrontements entre bandes, un jeune Juif se faisait quasiment lyncher par un groupe de jeunes Noirs et Maghrébins, près du square Petit, dans le XIXème arrondissement de Paris. L’ampleur des réactions qu’à suscité ce fait-divers, somme toute banal, en raison de sa dimension ethno-religieuse a mis en lumière l’explosion du communautarisme dans les villes françaises. Un phénomène qu’on ne parvient plus à masquer, qui mine un peu plus chaque jour l’identité nationale du pays et sur lequel s’est penché le quotidien Aujourd’hui en France.
Pour Timothée Boutry, la journaliste à l’origine de l’enquête, tout le quartier des Buttes-Chaumont à Paris, où a eu lieu l’agression, « s’interroge sur les ratés du vivre ensemble et sur l’agressivité d’une jeunesse prompte à s’enflammer ». Le terme « jeunesse » pourrait être traduit facilement par bandes ethniques, mais le politiquement correct plombe encore les médias. Toutefois, les tabous commencent à tomber : « C’est un fait, les regroupements d’ados se font ici essentiellement sur une base communautaire, calquée sur la population du quartier ». Des propos impensables il y a encore quelques mois. Cette analyse ethnique est confirmée par Claude Habib, ancien responsable de la communauté juive du quartier : « Il y a un phénomène communautaire et c’est un élément qui peut favoriser les bagarres. De part et d’autre, nos jeunes nous échappent ». Constat terrible qui pourrait s’appliquer à des centaines de quartiers de non droit dans l’Hexagone.
Même les défenseurs d’une France ouverte à tous les vents ravageurs sont désormais obligés d’admettre que le « communautarisme » - comprenez la « société multiraciale » - mène au chaos. Mireille Frémont-Poupard, de la section du XIXème arrondissement de Paris de la Ligue des droits de l’homme, semble déboussolée : « Le fossé qui s’est creusé entre les uns et les autres est malgré tout profond. Nombreux sont ceux qui s’inquiètent du repli communautaire ». Même constat d’échec dressé par Dominique Sopo, président de SOS Racisme : « On s’inscrit à cet endroit dans le cadre d’un processus largement avancé de communautarisation. Dans une logique d’affrontement, c’est un élément supplémentaire dans la confrontation ». Le militant « anti-raciste » semble touché par une brusque révélation : « Il faut enfin ne pas se voiler la face et ne pas occulter le problème de la communautarisation. Le problème est manifeste. Il suffit de voir la rue Petit : d’un côté c’est Jérusalem, de l’autre, c’est Bamako ! ». Chassez le naturel ethnique…
[cc] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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20.06.2008
Indemnisation des véhicules incendiées
19/06/2008 – 19h00
PARIS (NOVOpress) – Le Parlement a définitivement approuvé jeudi une proposition de loi visant à permettre, à partir du 1er septembre 2008, l’indemnisation des véhicules incendiés par des tiers pour les propriétaires les plus modestes. Un Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) pourra rembourser le montant des dégâts jusqu’à 4 000 euros, que l’incendiaire soit connu ou non, aux victimes de « bonne foi » et « modestes », dont le revenu ne dépasse pas 2 000 euros par mois.
Ce Fonds aura-t-il les moyens financiers nécessaires de mener à bien la mission qui lui est dévolue alors, que selon Alain Bauer, président de l’Observatoire national de la délinquance, le nombre de voitures brûlées en 2007 dépasse les 40 000 ?
Les incendies de voitures à l’année, à raison de 70 à 80 par nuit en moyenne, et plus du double le week-end, constituent ce que les experts appellent… le « bruit de fonds ». Un phénomène devenu banal, rangé par les médias dans les pertes et profits des « violences urbaines ». Un terme pudique pour qualifier les exactions des bandes ethniques dans les cités de non droit, elles aussi de plus en plus nombreuses en France.
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