27.09.2009
L'insurection permanente
L’Insurrection Permanente
La guerre civile qui se déroule à l’intérieur de la Cité a pour effet l’éclatement et la dissolution de la Cité.
La simple agression dans la rue, dans le métro, n’est pas un acte de guerre civile mais un acte de violence, de délinquance.
Mais comment qualifier ces actes, ces violences dans la rue, dans le métro lorsqu’elles se généralisent, lorsqu’elles deviennent quotidiennes ?
L’histoire intérieure des pays occidentaux était marquée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale par la baisse des violences collectives.
L’avènement des Etats modernes se conjuguait alors avec le refoulement des pulsions de violences collectives.
On assiste depuis quelques années a une tendance inverse : augmentation de la délinquance et de la criminalité individuelle puis collective.
Plus il y a de populations à forte criminalité relative et plus il y a de délinquance.
Un fait statistique est un fait scientifique.
La propension à la délinquance est plus élevée dans certaines populations que dans d’autres.
La propension à la délinquance violente est plus élevée dans certaines populations que dans d’autres.
La propension à la délinquance et à une délinquance violente est plus importante dans une population jeune que dans une population vieille.
Plus une population est composée d’individus venant de milieux premiers et plus leurs modes de fonctionnement et de communication sont fondées sur les rapports de force et la violence.
L’immense majorité des immigrés ne sont pas des délinquants, mais les actes de délinquance sont plus fréquents au sein des populations issus de l’immigrations notamment du Maghreb et de l’Afrique Noire, milieux premiers, encore que les statistiques ethniques soient interdites mais la simple fréquentation des Tribunaux correctionnels permet de le constater et que dire de la population carcérale ?
La population issue de l’immigration est au surplus jeune donc statistiquement les actes de délinquance de cette population sont plus nombreux et violents.
Cette constatation relève purement et simplement de la science criminelle
Ce qui est plus grave , c’est d’une part que cette population issue de l’immigration connait un accroissement naturel fort en raison d’un taux de natalité plus élevé et de flux migratoires non contrôlés totalement illégaux et constituant une grave atteinte à la souveraineté de l’Etat et d’autre part la tendance dans les zones de non droit de solidarité de groupes de population avec les délinquants contre la police, incarnant des forces d’occupation, aux cris d’intifada qui résonnent dans les cités du 93 aux échos de ceux proférés dans les territoires occupés de Cisjordanie.
On passe ainsi d’une problématique classique de lutte contre la délinquance à une problématique de maintien de l’ordre avec mise en place de législation extraordinaire, état d’urgence Loi du 3 avril 1955, tout ce qui représente l’Etat ou l’Ordre : police, pompiers, ambulance, commerce, écoles… devenant des cibles légitimes.
L’Etat est garant de la paix civile, du vouloir vivre en commun et du sentiment d’appartenance à la collectivité national, il est souverain et sa souveraineté est fondée sur le contrat social, sur l’abandon de la souveraineté individuel des citoyens qui se placent sous l’autorité légitime de l’Etat qui assure ses missions régaliennes , Police, Justice, Armée, en contrepartie les citoyens lui doivent obéissance inconditionnelle, s’ils contestent son autorité, ils contestent sa souveraineté et apparait la guerre civile car la souveraineté ne se partage pas.
Seulement, si l’ennemi extérieur existe, l’ennemi intérieur est aussi aux aguets.
Ainsi fonctionnait le parti communiste soviétique avec ses filiales nationales, les partis nationalistes communistes.
Les deux ennemis peuvent fusionner pour en former un seul, l’ennemi global dans un monde lui-même parfaitement globalisé.
Aujourd’hui, le terrorisme nait dans les vallées de l’Afghanistan et se répand dans les rues des capitales de l’Europe et comme le disait Mao il s’ y trouve comme dans un poisson dans l’eau.
Dans une société ou se côtoient étrangers et compatriotes, autochtones et hétérochtone, il faut donc selon Carl Schmitt identifier son ennemi avant même de le combattre.
Si on n’identifie pas son ennemi, on ne peut pas le combattre et on se range alors de son coté.
De même, il faut choisir ses amis, ses alliés dans le combat.
Nous assistons à la dissolution de la souveraineté de certains Etats au profits de nouvelles entités : enclaves auto proclamées au Kosovo, en Serbie, zones de non droit dans nos cités.
Dans cette situation d’insurrection permanente avec des zones de non droit ,on assiste à l’utilisation du vocabulaire militaire de guerre :opération commando, politique de la terre brulée, sabotage des lampadaires, des tableaux éclectriques, ennemis insaisissables.
Cette violence dans les zones de non droit reste impulsive et est alimentée par les fantasmes de certains groupes de musiques : balles pour la police municipale, attaque en règle de l’étendard , bleu, blanc, rouge trois couleurs pour la vision du cauchemar, qu’ils périssent par le feu, les catholiques, ceux qui refusent de jouir et répandent leurs sermons oniriques.
La guerre civile est souvent le lot des Etats pluriethniques : Sri Lanka, Liban, Ex Yougoslavie, Soudan …
N’oublions pas que les principales victimes dans les zones de non droits sont les hommes et les femmes qui habitent dans ces zones et les policiers qui essayent de rétablir la souveraineté de l’Etat , six blessés par jour, deux cents par mois.
Alors évidement, face aux zones de non droit, il est facile de choisir la politique de l’apaisement, du déshonneur, la politique de Chamberlain, des accords de Munich face à Hitler.
Nous nous choisissons la politique de la lutte, de l’Honneur, du Général de Gaulle et de Churchill.
En politique il ne faut jamais désespérer, il n’y a pas de fatalité, seule existe la Volonté Politique.
Il n’y a pas de fatalité politique au phénomène de l’immigration illégale qui vise à casser la communauté nationale.
Face au Divide ut Impera des gouvernements qui cherche à opposer les individus les uns contre les autres, les communautés les une contre les autres pour paralyser le peuple, nous répondons qu’un peuple organiquement un peut tenir tête au pouvoir. Ce qui n’est pas le cas d’une juxtaposition d’individus, de communautés ayant pour élément fédérateur, les jeux, les séries télévisées, les matchs de foot et la vie des people.
Le pouvoir a intérêt à faire peur aux sociétaires pour qu’ils quittent la sphère publique et se replient sur la sphère privée.
Ainsi les forces de Police reçoivent l’ordre de laisser faire et de ne pas intervenir trop activement dans les zones de non droit.
L’Etat tire une partie de sa légitimité de l’insécurité et de la lutte qu’il doit mener pour rétablir la sécurité.
Maia attention, le Prince joue avec le feu. Il laisse se développer l’insécurité , en tire argument pour que les sociétaires continuent à abandonner leurs libertés.
L’auto contrôle, le contrôle social, la réglementation européenne s’intensifient mais la cible est la restriction de la légitime défense, ultime défense légitime du sociétaire face à la dissolution de la souveraineté de l’Etat
Il faut décréter illégitime la légitime défense.
Mais si l’Etat a le monopole de la violence physique, il développe aussi sa violence psychique par différends moyens : faire douter des principes que l’on défend, faire perdre l’estime de soi, faire croire que le combat est perdu d’avance, qu’il faut s’ouvrir au monde, vivre avec son temps.
Pour ce faire l’Etat dispose du meilleur des outils d’intoxication, de propagande, de manipulation et de désinformation, une arme de décérébration massive : la télévision.
Voila l’acte révolutionnaire par excellence : cassez vos télévisions !
Ainsi l’Etat est à la fois pompier et pyromane, il entretient les tensions sociales pour justifier son existence mais il ne veut pas de la guerre civile, une petite insurrection permanente lui suffit.
D’où des politiques apparemment contradictoires : d’une part flux migratoires non contrôlés entrainant des manifestations de violences urbaines, des comités de soutien, des discours politiques de vierges effarouchées d’une certaine classe politique, une politique d’asile tout azimut et d’autre part une montée en puissance de dispositif de maintien de l’ordre militarisé, un discours sécuritaire dur.
Alors contradiction ou logique de l’action de l’Etat ?
28 12 2009
AVVDS
14:29 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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