28/05/2009
PARIS (NOVOpress) – Une habitude. A l’approche des élections européennes, Nicolas Sarkozy occupe le terrain médiatique sur le thème de la sécurité. Comme il l’avait fait pour préparer son succès à l’élection présidentielle de 2007, le chef de l’Etat a présenté le 28 mai un vaste projet de lutte contre l’insécurité et de prévention de la délinquance. Un de plus.
Au chapitre de l’école, l’époux de Carla Bruni avance deux projets : le droit pour « les personnels de direction et d’encadrement » des établissements scolaires de faire ouvrir les cartables des élèves et la mise en place d’« équipes mobiles d’agents » auprès des recteurs d’académie. L’installation de portiques permettant de détecter des armes tombe aux oubliettes.
Plus généralement, l’hôte de l’Elysée a évoqué un plan gouvernemental de prévention de la délinquance pour septembre prochain. Dans les quartiers dits sensibles, le président de la République a assuré : « La présence de la force publique doit y être constante, visible, massive. Aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonnée aux voyous ». Ne pas laisser les cages d’escalier aux « voyous », cela rappelle la création du délit visant le squatt des halls d’immeubles, créé à la demande du ministre de l’Intérieur en 2003, un certain Nicolas Sarkozy…
Quant à la lutte contre l’économie parallèle dans les quartiers sensibles, c’est ce qui avait favorisé la création en 2002, toujours par Nicolas Sarkozy, des 28 GIR ( Groupements d’interventions régionaux). L’ambition était déjà de lutter contre les bandes mafieuses. On se souvient aussi en 2005 de la promesse de Nicolas Sarkozy de « nettoyer » au « Kärcher » La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et à Argenteuil (Val d’Oise) de se « débarrasser » de la “racaille”. Ou encore, l’annonce de « tolérance zéro » contre les émeutiers. Bilan de ces belles paroles ?
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