30.06.2009

Caillassage de policiers en présence de monsieur Guaino

Le 30 juin2009

Deux véhicules de police en patrouille, dont l'un à l'intérieur duquel se trouvait le conseiller spécial de l'Elysée, Henri Guaino, ont été caillassés dans la nuit du lundi 29 au mardi 30, à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, selon des sources policières. Vers 1 heure du matin, les policiers ont essuyé des jets de pierres au centre d'un quartier réputé sensible et il n'y a pas eu de blessé.

Il est improbable que les agresseurs ait eu connaissance de la présence de M. Guaino dans le véhicule, qui était "en observation" du travail des policiers sur le terrain. Les véhicules de police auraient été bloqués "par des jeunes gens", une quarantaine en l'état des investigations, à l'aide d'une barrière que ceux-ci auraient mise en travers de leur route.

PLUSIEURS INCIDENTS CES DERNIERS JOURS

Les policiers ont dû faire usage de "balles de défense" pour se dégager et les véhicules de police "ont été détériorés" par les jets de pierres. Plusieurs impacts de pierres ont été relevés sur ceux-ci par la suite. Des vitres ont également été brisées ou détériorées. Plusieurs incidents se sont produits ces derniers jours dans des quartiers sensibles, principalement en région parisienne.

Des policiers ont essuyé des tirs de mortier et de feux d'artifice cette fin de semaine à Tremblay-en-France, également en Seine-Saint-Denis, un mois et demi après des tirs de fusil d'assaut AK47 contre leurs collègues à La Courneuve, dans le même département, suscitant l'inquiétude des syndicats de police face à de telles attaques.

29.06.2009

Faces de craie



Sur la chaîne de télévision France Ô (outre-mer) :
« Il y a chez les jeunes français d’origine africaine, d’origine maghrébine, un amour pour la France qui est assez incroyable, écoutez les textes de rap.»

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Écoutons :
« Dommage mon petit, que ta mère ne t’ait rien dit sur ce putain de pays, où 24 heures par jour et 7 jours par semaine, j’ai envie de dégainer sur des F.A.C.E.S D.E. C.R.A.I.E., faces de craie.»
Ministere Amer

« La haine c’est ce qui rend nos propos vulgaires, on nique la France sur une tendance de musique populaire.»
Sniper

« Poitiers brûle et cette fois-ci pas de Charles Martel.»
Salif

« Ils veulent me retire ma carte d’identité avec laquelle je me suis plusieurs fois torché.»
Ministere amer

etc. etc.


[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

Attaque aux mortiers

29/06/09


TREMBLAY-EN-France (NOVOpress)
– En Seine Saint Denis, les jours passent et se ressemblent… Les violences urbaines sont quasi quotidiennes et les représentants de l’ordre de plus en plus régulièrement la cible d’attaques de la part des bandes ethniques. Et ce dans l’indifférence quasi-générale.

Samedi soir, une patrouille de police a été prise à partie par plusieurs dizaines de voyous très bien organisés, dans une cité de Tremblay-en-France la mal nommée.

« Le but était clairement de s’en prendre délibérément à des fonctionnaires de police » selon une source policière.

La patrouille a été la cible de projectiles et fumigènes tirés avec des mortiers de feux d’artifice.

Des tirs ont atteint, sur la façade d’un immeuble, un balcon où étaient stockées des matières inflammables, ce qui a provoqué un début d’incendie heureusement sans gravité.

Un nouvel incident qui démontre encore fois l’incapacité du gouvernement, au-delà des rodomontades, à rétablir l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire.

[cc] Novopress.info, 2009, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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Novopress.info

26.06.2009

UTEG à Marseille

Enquête
Marseille, police des cités
LE MONDE | 25.06.09 | 14h30  •  Mis à jour le 25.06.09 | 14h30


a radio crachote un peu plus fort. "Tous les UTEQ en renfort !" Dans le crissements des pneus, le deux-tons à fond, la patrouille de l'unité territoriale de quartier (UTEQ) se rend, ce vendredi 19 juin, à la Paternelle, une cité des quartiers nord de Marseille.

Des policiers y sont déjà en train d'extraire un homme d'un immeuble, avec cinquante barrettes de "shit" en sa possession. Coup de chance, deux adolescents à scooter, signalés un peu plus tôt pour un vol à l'arraché, tombent aussi dans le filet. Les patrouilles se replient à toute allure avec leurs prises, tandis que de plus en plus de jeunes se rassemblent. Des insultes fusent, des pierres. L'atmosphère déjà saturée par la chaleur s'alourdit. Les UTEQ ferment la marche. Laurent, 23 ans, progresse à reculons, son Flash-Ball dirigé vers la cité. Il fait partie de ces nouvelles unités de police censées se déployer dans les cent quartiers les plus difficiles. Marseille possède son UTEQ depuis octobre 2008.

Ici, cent trente cités répertoriées sont à l'intérieur même de la ville, dont cent dans les arrondissements du nord. "Quand on interpelle quelqu'un, si on reste plus de dix minutes, ça dégénère très vite, les gens se regroupent", soupire le major Jean-Marc Magagli. L'UTEQ 3 a été implantée dans le quartier de la Belle de Mai et sa cité Félix-Piat, réputée l'une des plus dures. Entre ses murs est né le "collet marseillais", cette technique de vol de cartes bancaires faussement bloquées dans les distributeurs, "exportée dans le monde entier", selon la police. Le vieux commissariat trône au pied des immeubles. La nuit, il se retranche derrière des barrières installées de tous côtés. Depuis janvier, il a été la cible de vingt-huit "attaques", jets de pierres et cocktails Molotov bricolés.

Rien de comparable, cependant, avec les banlieues parisiennes. Pas de guet-apens, pas de tirs d'arme contre la police. Mais un incessant face-à-face avec les "minots", de 12 à 17 ans, accusés de faire régner la petite délinquance et de participer au trafic, massif, de cannabis. Ils jouent le rôle de guetteur pour 80 à 150 euros par jour. "Aux Tuileries (autre cité), c'est écrit sur les murs : "Tu fais le chouf pour 83 euros"", laisse tomber le commissaire divisionnaire Jean-François Jaffuel, chef de la division de la sécurité des quartiers nord. Les rues résonnent parfois des cris de ces guetteurs, "Ara ! Ara !" - que la police traduit par "attention" -, lorsqu'elle approche. Un vol à l'arraché a lieu toutes les dix minutes.

Dans le 3e arrondissement, hier ouvrier et aujourd'hui déshérité, les tensions entre les jeunes et les vieux Marseillais sont vives. Retraités et commerçants réclamaient, à cor et à cri, le retour d'une police visible.

Les UTEQ se montrent donc, à pied ou en voiture. Vingt-deux policiers, dont deux femmes, formés aux violences urbaines. Divisés en quatre équipes, ils sillonnent les rues jusqu'à 2 heures du matin en horaire d'été, minuit l'hiver. Font le tour des commerçants, distribuent un numéro de portable - "c'est plus rapide que d'appeler le 17". Chacun possède un petit carnet dans lequel sont consignés des noms, des adresses. "Le but de l'UTEQ, explique le commissaire Jaffuel, c'est de travailler au quotidien et de faire en sorte que le lien entre la population et la police soit le meilleur possible. C'est une police de proximité."

Les policiers engagent la conversation avec les jeunes qu'ils contrôlent. "On fait du social", lance Jean-Louis, 32 ans. Nelson passe un peu de temps, pose des questions, plaisante avec deux adolescents arrêtés sur leur scooter parce qu'ils roulaient trop vite. "Comme ça, la prochaine fois, ils nous diront peut-être "untel a fait une connerie"."

L'équipement, cependant, ne favorise guère la proximité ni le contact. Les UTEQ sont équipées de casques pare-balles, d'un pistolet électrique Taser, de Flash-Ball, de grenades DMP de désencerclement et, surtout, du nouveau lanceur 40 de balles de défense à visée électronique. "Ça permet de tenir une position, tranche le commandant Gilbert Tort. Faut vivre avec son temps. On peut le regretter, mais si on a mis des fermetures automatiques sur les portes des voitures, c'est bien que c'était nécessaire."

A cause du lanceur 40 qu'il porte tous les soirs, bien reconnaissable à sa crosse jaune, Eric, 34 ans, a été surnommé "Flash-back" par les minots. Autrement, les moyens ne sont pas toujours à la hauteur. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur le vieux bouclier rond en Plexiglas à l'arrière du véhicule pour en juger.

La mission première des UTEQ est de sécuriser leur territoire, de lutter contre la criminalité. Ils contrôlent aussi les identités, prêtent main forte à Police-Secours et peuvent être appelés en renfort sur n'importe quelle cité. Ils font aussi du renseignement, comme en témoigne un album de photos réalisé par des UTEQ. D'image en image, prises d'une fenêtre de la cité, on voit un homme en casquette blanche organiser un trafic puis, le soir venu, rendre compte à deux individus plus âgés, qui circulent dans une Mercedes.

Cette polyvalence, dans une relative autonomie, a attiré les policiers, à la moyenne d'âge jeune. Les policiers des UTEQ sont recrutés sur la base du volontariat. Mais c'est encore le retour au pays, à Marseille, qui a motivé la plupart d'entre eux. Stéphane était à l'identité judiciaire, à Paris, Laure dans un groupement de sécurité publique dans le Val-de-Marne, Olivier à Fontainebleau, un autre encore à la brigade anticriminalité de Corbeil-Essonnes. "La différence avec Paris, c'est qu'ici les gens ont moins l'habitude de voir autant de policiers, ça passe moins bien", affirme Julien, en poste auparavant dans le 19e arrondissement de Paris.

Les UTEQ croisent souvent leurs collègues de la compagnie de sécurisation, encore plus récents, pour lutter contre les violences urbaines. Les résultats sont là, la délinquance baisse, mais, conséquence de cette surpopulation policière, les problèmes se déplacent dans le 14e arrondissement voisin...

Au coin de la rue François-Barbini, Eric stoppe le véhicule tandis qu'un jeune s'empresse de ranger son téléphone portable : "Je fais rien, je suis en arrêt de travail." "Ah bon ? Les choufs, c'est déclaré maintenant ?", lui rétorque le policier. Dans cette même rue, quelques minutes plus tard, un enfant de 8 ans saute à pieds joints sur le toit d'une voiture, un gros bloc de ciment dans les mains. Nouvel arrêt. Les policiers font la morale au petit garçon, qui les regarde, dos au mur, tétanisé. La voiture appartient à la famille.

 

Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 26.06.09


12.06.2009

Un CRS percuté par un véhicule à Villiers Le Bel

 

Le 07 / 06 / 2009

Un jeune de 19 ans a été écroué. Il est soupçonné d’avoir volontairement percuté un CRS, ce week-end, au volant de sa voiture, lors d’affrontements avec la police.

Un CRS en mission à Villiers-le-Bel a frôlé la mort dans la nuit de vendredi à samedi. Un jeune de 19 ans de Villiers-le-Bel, soupçonné d’avoir percuté délibérément un policier avec sa voiture, a été mis en examen hier après-midi pour tentative de meurtre.
Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet de Pontoise, et incarcéré à la maison d’arrêt du Val-d’Oise, à Osny.

Les faits se produisent dans un climat de tension renaissant dans les quartiers de la ZAC et de la Cerisaie, à Villiers-le-Bel, là où avaient éclaté les émeutes de novembre 2007. Notamment depuis l’arrivée de l’unité territoriale de quartier (Uteq), il y a tout juste une semaine. Vendredi soir, à partir de 22 heures, des incidents avaient ainsi opposé les policiers et les jeunes du quartier. Des jets de projectiles, des voitures en feu… Mais vers 1 heure du matin, c’est une partition d’une tout autre violence qui devait se jouer, dans un quartier plongé dans le noir depuis que le transformateur électrique du secteur a été vandalisé.
Les CRS sont à ce moment de la nuit mobilisés pour sécuriser le secteur aux abords de la barre des Bleuets, boulevard Salvador-Allende. C’est alors qu’une voiture fonce sur un CRS, une Clio qui le percute au niveau des jambes. Le policier se retrouve projeté sur le capot du véhicule pendant que le chauffeur poursuit sa route. Il roule ainsi environ 70 m avant de tourner brutalement à gauche, faisant lâcher prise au fonctionnaire de police qui s’accrochait. Il aurait chuté à une vitesse estimée à 70 km/h, effectuant une série de roulés-boulés au sol, réussissant à amortir les chocs.
« Le CRS a eu beaucoup de chance », confiait hier soir le parquet de Pontoise, insistant sur les dix jours d’incapacité prescrits par le médecin des UMJ alors que le policier était pourtant protégé par son équipement. Il était casqué, portait un gilet tactique et des jambières. Sans cet équipement, le bilan aurait sans doute dramatique. La victime a également eu la chance de passer sur le capot et de ne pas être écrasée par le véhicule.
Le fuyard a été rapidement identifié par les policiers de la sûreté départementale du Val-d’Oise, saisis de l’affaire. Le conducteur, âgé de 19 ans, a été interpellé dimanche matin à son domicile des Bleuets, à deux pas des lieux des faits. Il aurait assuré n’avoir pas percuté volontairement le policier. Des explications qui n’ont, semble-t-il, pas convaincu les magistrats.

(Source: Le Parisien)