08.02.2010
Villiers le Bel : suite et fin
Mouhsin Sehhouli et Lakhamy Samoura avaient 15 et 16 ans lorsqu'ils ont trouvé la mort dans un accident de voiture avec des policiers en novembre 2007. Leur mort avait enflammé Villiers-le-Bel, la ville vivant deux nuits d'émeutes semblables à celles de 2005.
Leurs familles viennent de porter plainte contre les trois policiers, qui avaient été innocentés par la justice en octobre dernier. France Info révèle ce matin que Jean-Pierre Mignard a déposé une plainte pour faux témoignage contre ces hommes, estimant qu'ils avaient menti aux enquêteurs et aux juges lorsqu'ils avaient assuré ne pas avoir voulu heurter la mini-moto sur laquelle les deux adolescents circulaient sans casque, le soir du 25 novembre 2007.
Les déclarations des fonctionnaires de police «contiennent des affirmations manifestement contraires à la vérité et qui ont été révélées par l’information judicaire et notamment par l’expertise», estiment dans un communiqué Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman. «Ces déclarations des policiers ne peuvent avoir été faites que dans l’objectif de faire obstacle à l’enquête conduite par les policiers de la Sureté Départementale du Val d’Oise et de l’Inspection Générale de la Police Nationale, la Procureure de la République de Pontoise et la Juge d’Instruction, devant qui les fonctionnaires ont déposé, à plusieurs reprises, sous serment».
Au cours du procès, l'expertise mise de côté avait démontré que si la voiture de police roulait «à une allure raisonnable», sans gyrophare, elle était brusquement passée de 59 à 64 km/heure à l'entrée du carrefour, soit une poussée de 5 km par seconde.
Au cours des violences qui avaient éclaté après l'accident, des policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire avait été roué de coups, une école, une bibliothèque, une antenne de police et des commerces avaient été détruits. Cinq informations judiciaires avaient été ouvertes pour ces violences. Et un premier procès s'était déroulé en juillet 2007, devant le tribunal correctionnel quelques mois avant l'audience jugeant de la mort des deux garçons.
Les avocats des familles Sehhouli et Samoura demanderont l’infirmation de l’ordonnance de non-lieu et la réouverture de l’information judiciaire le 17 février prochain devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles.
12:46 Publié dans Violences urbaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2010
Légitime défense face à la racaille ?
05/02/2010
NANCY(NOVOpress) – Alors que la délinquance gagne du terrain en France, deux récents faits divers en Meurthe-et-Moselle et dans les Yvelines rappellent que l’auto-défense permet de barrer la route à la racaille. Depuis des semaines, la ville de Nancy vit dans la terreur d’agressions ultra violentes. Elles ont déjà coûté la vie à un Français. Dans la nuit de samedi à dimanche, un restaurateur nancéien s’est de nouveau fait attaquer par deux individus en plein centre-ville. Il doit la vie sauve grâce à l’utilisation d’une arme à impulsions électriques qui a fait fuir ses agresseurs.
Mardi soir, cette fois à Saint-Cyr-l’Ecole, un homme de 48 ans rentre à son domicile en scooter. L’engin une fois garé, il voit fondre sur lui deux voyous dont l’un armé d’un pied-de-biche. La victime est bien décidée à se défendre : « Je ne me suis pas laissé faire. C’est mon côté paysan du Cantal », témoigne-t-elle dans Le Parisien de ce jour. Il réussit à désarmer le porteur de la barre de fer.
Le second délinquant tente de voler le deux roues. Le propriétaire du véhicule lui donne alors « un bon coup sur l’épaule droite » puis se dirige vers son complice qui tentait de prendre la fuite en voiture. « J’ai donné un coup sur le pare-brise. Cette fois-ci, c’est moi qui étais armé. Et même s’il avait une cagoule, j’ai bien vu qu’il n’en menait pas large », témoigne la victime. Quand l’Etat démissionne face à la racaille, ce sont les Français qui se trouvent dans l’obligation de se défendre.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
18:28 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.02.2010
Coup de feu et tabassage dans un lycée de vitry : deux interpellations
Le 02 02 2010
La police a interpellé mardi deux jeunes gens à la suite de l'agression un peu plus tôt dans la matinée d'un élève au lycée Chérioux à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Les deux jeunes originaires de Thiais, comme la victime, sont âgés de 15 et 16 ans.
La victime, Arthur (*), bientôt 15 an, a été agressée mardi matin par un groupe de sept à huit personnes.
Des témoins font état de la présence entre les mains d'un des agresseurs d'une arme de poing «de type pistolet automatique», toujours d'après le parquet. Au moment de l'agression, une détonation correspondant à celle d'un coup de feu a même été entendu par plusieurs témoins dont des professeurs.
Selon plusieurs enseignants, les agresseurs, encagoulés, détenaient des bombes lacrymogène et peut être même des armes blanches, type marteau. La scène a eu lieu dans l'enceinte du lycée qui est installé dans un site particulier : un parc de 37 hectares, très difficile à surveiller.
Les cours dans cet établissement qui compte 1 500 élèves, ont été suspendus par les enseignants. Ces derniers sont reçus mardi soir au rectorat de Créteil.
Dans ce même lycée, en mai dernier, un élève de BEP avait été blessé à l'arme blanche.
(*) Le prénom de la victime, un mineur, a été modifié.
12:20 Publié dans violences à l'école | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2010
Caméras de surveillance pour tous
Le gouvernement veut obliger les mairies à installer des caméras de surveillance
Le gouvernement veut tripler en un an le nombre de caméras de surveillance installées sur la voie publique. Pour aller vite contre les réticences des élus locaux, un amendement au projet de loi Loppsi prévoit de donner aux préfets le pouvoir d’ordonner l’installation de caméras et d’envoyer la facture aux maires.
Entre autres choses, le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) prévoit d’intensifier la vidéosurveillance, rebaptisée « vidéoprotection » pour rassurer le citoyen lambda sur les intentions étatiques. Lorsqu’il était encore dirigé par Michèle Alliot-Marie, le ministère de l’intérieur avait révélé son grand plan pour « un nouvel élan de la vidéoprotection« , qui prévoit de faire passer le nombre de caméras sur la voie publique de 20.000 à 60.000 d’ici 2011. »La vidéoprotection, c’est un instrument efficace pour prévenir les actes de délinquance et dissuader les délinquants« , assure le ministère, selon lequel « il s’agit de protéger les Français de la délinquance et en aucun cas de les surveiller !« .
Mais le gouvernement est face à un léger problème pratique. Beaucoup de communes sont réticentes à l’idée d’installer des systèmes de vidéosurveillance dans la rue, notamment parce que ces systèmes coûtent très chers à mettre en place et à entretenir, mais aussi parce qu’ils sont inefficaces voire contre-productifs. »Depuis quinze ans, toutes les études britanniques disent la même chose. La vidéosurveillance n’a aucun effet sur les délits et les crimes les plus graves, notamment les agressions et les violences aux personnes« , indiquait récemment dans Ouest-France Eric Heilmann, sociologue et professeur à l’université de Bourgogne à Dijon, et spécialiste de la vidéosurveillance.
« Aucune étude sérieuse n’a jamais été menée en France » sur l’efficacité de la vidéosurveillance, prévient-il. Un rapport qu’avait produit le ministère début 2009 semblait justifier la vidéosurveillance, mais il « ne prouve rien car il mesure l’impact des caméras sur la délinquance générale enregistrée. Cela recouvre un tas de délits comme les violences familiales, l’usage de chèque volé ou les infractions économiques, sur lesquels la vidéo n’a aucun effet« . De plus, « le rapport, qui compare des villes équipées avec celles qui ne le sont pas, ne tient pas compte de variables tels que l’évolution de l’éclairage et des effectifs de police ou encore un changement de leur mode d’action« .
Certains conseils municipaux se posent même, incroyable, des questions éthiques ! L’objectif de sécurité justifie-t-il d’en arriver à surveiller l’ensemble de ses concitoyens ?
Face à la réticence des élus de terrain, le gouvernement propose un amendement à la loi Loppsi qui pourrait leur forcer la main. L’amendement CL160 (.pdf) proposé par Brice Hortefeux prévoit en effet de donner aux préfectures le pouvoir d’ordonner la réalisation d’études de sécurité sur les besoins des communes en matière de vidéoprotection, lorsque les conseils municipaux rejettent de telles études. Mieux, si l’étude conclut à la nécessité d’installer des caméras de surveillance, la préfecture pourra les faire installer de force contre l’avis des élus locaux. « Le préfet est habilité à passer, pour le compte de la commune et en se substituant au maire et au conseil municipal, les marchés nécessaires à cette installation« , indique ainsi l’amendement.
« L’objet du présent amendement est de favoriser le développement de la vidéoprotection dans les communes où son implantation se justifie. Il convient que l’Etat puisse passer outre à leur inertie en la matière lorsque celle-ci conduit à ne pas recourir à cette technique alors que son intérêt est pourtant établi au regard des circonstances locales« , explique le gouvernement.
Qui paiera la facture indésirée ? La commune, bien sûr. En effet, « les dépenses de vidéoprotection arrêtées par le préfet, après mise en demeure du conseil municipal, constituent une dépense obligatoire pour le budget de la commune« .
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
19:47 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2010
GAV une augmentation délirante
27/01/2010
PARIS (NOVOpress) – L’Etat évalue le nombre de gardes à vue 600 000 aujourd’hui. Un chiffre qui aurait doublé en huit ans, selon France-Info. Pourtant cette statistique serait encore bien éloignée de la réalité. Dans « Gardés à vue », son ouvrage en librairie demain, Matthieu Aron, chef du service police-justice de la radio, estime que le chiffre réel des garde-à-vues avoisinerait les 900 000 cas.
Selon Matthieu Aron, l’Etat ne comptabilise pas les « gardes à vue routières ». Alors que « les délinquants routiers sont aujourd’hui les premiers – quantitativement – à fréquenter les cellules des commissariats et des gendarmeries (…) devant les auteurs de vols, de viols ou de coups et blessures », note Matthieu Aron. Suite à ce rappel, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Gérard Gachet, a d’ailleurs confirmé que le nombre de gardes à vue en France était d’environ 800 000 en 2009 et non de 600 000. En matière de délinquance, les chiffres avancés par le gouvernement Sarkozy sont décidément à prendre avec des pincettes.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
10:04 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


